Il m’accorde juste le temps de fermer ses paupières. Il attend ce qui doit arriver bientôt, dans quelques minutes, il ne sait pas bien. Il est tranquille, relâché. Il observe ma bouche qui marmonne des bêtises, mes yeux qui essaient de rire, mes doigts qui s’agitent dans ses cheveux. Il est doux. Il me fait signe d’un au revoir et me dit : maintenant !
lundi 16 avril 2012
dimanche 15 avril 2012
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C’est un peintre. Il dessine des petits formats, des intérieurs très détaillés où s’incrustent des personnes totems dans les murs, souvent. Des hommes, femmes qui nous regardent les regarder.
Des bâtisses elles aussi réduites à une forme simple qui scinde le paysage plat autour. Quelques arbres.
Il est du siècle passé, mort dans les années 70, exposé un peu. On imagine un exercice utile comme le ferait un muet, en dessin et non en mot. Traduire le monde où nous sommes, dehors et dans la tête.
à propos de James Castle.
vendredi 6 avril 2012
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Minuit au sol
Ratiboisé les enchevêtrements
J’vais crever
Narquois il me déchiffre
Jamais seule
Marchons un peu
Manipulation fétide
Pourrie sa vie
Mal
Mauvaise planque
Château lointain ouvert transpercé
Ravie de sa mine
Bille tu tues
Plane au vent.
je m'absente une semaine.
je m'absente une semaine.
jeudi 5 avril 2012
mercredi 4 avril 2012
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Ils sont vingt, un peu plus un peu moins. Ils se connaissent depuis le collège, l’école aussi pour deux, trois. Ils se retrouvent dans la cour, au self, aux fêtes, dans les rues, sur le parking. Ils marchent ensemble, en petits groupes, détachés, agglomérés. Ils rient, s’esclaffent doucement, ils regardent, se regardent aussi lentement. Certains se détachent au fur et à mesure de la progression dans une autre rue, dans une autre ville. C’est assez rare.
Les dehors les jalousent un peu ou s’en moquent. Une force fraternelle.
lundi 2 avril 2012
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la rivière gonflée et noire
le calice plein d'orgeat
les lèvres brillantes de sucs
la nappe rouge tombée sur le côté.
le calice plein d'orgeat
les lèvres brillantes de sucs
la nappe rouge tombée sur le côté.
dimanche 1 avril 2012
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Perpétuellement en attente rattraper les emprunts renâcler à saisir varier les confusions mentales choisir le labeur gifler le va-et-vient des doutes asseoir sa peur tranquille s’allonger dans l’eau grise entendre la brise haché par les épines jouir du repos sensible dormir sur le fil entendre et insérer dans le sommeil léger.
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