lundi 9 janvier 2012

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un visage en face
des yeux qui s’esquivent
une parole qui ne parle que de soi
des regards distraits
et puis le piège
il faut lui répondre
regarder en face
plus de deux minutes
la question le touche


les corps se lèvent
il emboîte le pas
elle est déjà ailleurs
il la nomme
étonnée volte-face
les yeux se jaugent
les mains se touchent
indifféremment
elle n’ira pas

vendredi 6 janvier 2012

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Elle a une tempête dans la tête. Elle jette des yeux hagards sur le paysage qui l’environne. Elle scrute le ciel, les gens. Elle se prend les pieds dans tout ce qui traîne à force.
Elle tend vers moi deux doigts. Je ne sais pas si c’est une invitation. Je me rapproche doucement pour anticiper ses réactions. Je prends le bout des doigts et la jette à terre. Elle me regarde surprise. Je lance un rire un peu théâtral. Elle est rassurée : on joue le même jeu maintenant.
J’invite son mari à nous rejoindre. Elle a peur. Son visage est blême, elle manque de s’évanouir au sol. Il s’agenouille, lui dit de se mettre debout seule. Elle rampe pour lui échapper. Il lui barre le chemin de tout son corps allongé. Elle esquisse un vague sourire, elle passe dessus tel un serpent. Il attrape ses cheveux, tire avec force. Elle crie plus de surprise que de douleur. Elle se lève, lui tend la main qu’il saisit immédiatement. Et lâche l’étreinte au moment où il prend appui sur elle. Elle s’éloigne.

jeudi 5 janvier 2012

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Malheureusement, il va falloir regarder ailleurs. Il faudra veiller le petit pendant ce temps. Il vaudra mieux attendre quelques instants dehors. Recevoir quelqu'un par exemple, dire quelque chose pour ne pas éveiller les soupçons. Et surtout, être prudent après, longtemps. Se coucher tôt, sortir la nuit, mettre ses pieds dans les traces déjà faites. arracher les toiles d'araignée, que tout soit propre, ordonné mais pas trop non plus. Que ça ait l'air naturel. Voilà, c'est tout! Ça devrait aller tout seul.

mercredi 4 janvier 2012

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Jamais pourquoi rien n’est dit entendu versus
Vanité change castra regardes dehors et reviens
Charges la machine tourne vas t’en et ne te retournes pas
Oublies vas ta route ne mens pas tout le temps
Écris comme tu danses  sur la ligne
Reposes tes yeux bouges-moi et roules.

mardi 3 janvier 2012

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Une ruelle imbriquée dans la masse.
Quelques inondations de couleurs, de désespoirs latents.
Elle ne regardait pas devant elle mais loin derrière.
Une bouche un peu accusée, des yeux virevoltants sous les flammes,
une absence manifeste à elle-même, le regard dans le vague,
très loin, inaccessible.

lundi 2 janvier 2012

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Non qu'il déteste les autres, il aime à se mêler à eux dans l'attente, le calme, la ferveur, les cris épars, ceux qui éclatent, impatients.