jeudi 8 décembre 2011
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Le vieil homme la regardait écrire, fixer la fenêtre, le vide noir interrompu par quelques éclairs jaunes.
Le train gardait le même rythme lent, insupportable.
Elle s'en accommodait. Éconduite et transformée, épuisée, nonchalante.
Puis, elle parla au vieil homme.
mardi 6 décembre 2011
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Rage éventrée,
Regards détournés
Peur de soi avant celle de l’autre.
Jamais absoudre toujours en vouloir
Jusqu’à la mauvaise foi pour meubler les silences.
Combler les vides, jalonner les absences.
S’écarter de la route, s’enliser dans les ornières. Immobilisé. Ne plus bouger. Attendre. Longtemps. Passivement.
Sommeiller debout. Ecouter les froissements du vent, les chuintements des feuilles. Sentir la poussière envelopper le corps. Ne pas émettre de mouvements.
Glisser la tête le long du torse. Pencher sur le côté, couler dans la terre molle.
Reposer dans les bras, s’endormir pour de bon.
lundi 5 décembre 2011
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Perversité, mettre du froid là où tout est tiède.
Surprendre par son sang-froid et être plus terrible encore lorsqu’on achève.
Surprendre par son sang-froid et être plus terrible encore lorsqu’on achève.
Ne rien regretter sinon la naïveté de cet autre qui vous fait face.
Il m’en croit incapable. Il va voir…
Il m’en croit incapable. Il va voir…
À d’autres moments, s’étendre complètement, suffisamment enfoncé. Le corps lourd.
Fermer les paupières et partir avec l’anesthésie. Perdre les rênes, basculer dans le blanc.
Retrouver un abandon qui remonte à loin, impossible à dater.
dimanche 4 décembre 2011
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C’est un lieu au bord d’une falaise. Un sémaphore racheté par un homme vieux, assis devant quand il fait beau, face à la terre. Le bâtiment est à peine réaménagé en habitation. Il est paisible battu par les vents. L’homme est heureux et accueillant quand il vous voit venir du bout du chemin et loquace. Un sentier descend en pente raide sur la plage étroite. Le sable recouvre des milliers de crabes. On les sent sous la plante des pieds quand la vague vous recouvre à mi-jambes. Ils vous chatouillent plus qu’ils ne pincent mais cela suffit à vous faire déguerpir ou à vous lancer plus loin vers le large.
Vous habiteriez bien ici avec le vieil homme.
samedi 3 décembre 2011
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L'homme se laisse tomber sur la femme, se retenant à sa chemise. Elle le repousse, son décolleté s'est agrandi. Il recommence, même jeu, ils éclatent de rire.
Drap sur le théâtre.
Un homme hagard qui se tient le cou des deux mains, et le retourne à chaque station, oriente son regard sur un couple assis, derrière lui. Quatre personnes âgées l'observent, les femmes l'air hautain, les hommes amusés ou moqueurs.
Une lune pleine croisée de nuages rouges.
Une jeune fille suspend sa marche d'une seconde au moins, d'un point trépidant de sensualité.
vendredi 2 décembre 2011
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Par terre adulée retournée ventre contre terre absorbée retirée de la surface de la terre
Vêtue d’armes claires validée sans fond racornie sur la tête vide surface attenante
Vêtue d’armes claires validée sans fond racornie sur la tête vide surface attenante
Bajoue clairsemée d’épingles vacances ajournées pleurs étouffement rassise sur le banc
Le regard en coin les cils coupés la frange ratée la ligne de terre enfin jamais
Les personnes sur le jaune de plus en plus faibles au loin déjà dans ses pensées un rien
Sa vanité la colline pelée d’ocre rainures imperceptibles à l’œil caresse venteuse
Jumelles rejetant de l’herbe enfant disparu et retrouvé bienheureux banc d’éperlans
Lisière sombre ciel bas façades closes au long du jour.
jeudi 1 décembre 2011
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Il y a des mots qui glissent sur les lignes, des échappées de larmes qui creusent les rides, des regards qui se meurent tout doucement.
Pourquoi dire-rechercher. Garder pour oublier, désapprendre et ensevelir.
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